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QUELQUES MENSONGES DE LA MEDECINE © Toute possibilité de comprendre s'enracine dans la capacité de dire non. ( S. Sontag ) |
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A sa sortie j'ai envoyé un exemplaire de mon livre à la revue Prescrire, espérant le voir cité dans leurs colonnes. La réponse vint au bout de trois mois, elle est négative. Toutefois, il m'a paru intéressant de la publier. |
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MA REPONSE |
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Monsieur,
J'accuse réception de votre courrier du 10 mars dernier. Il est évident que je suis désappointé que la revue ne cite pas mon travail dans ses colonnes, mais baste c'est ainsi et, au delà de cette déception, j'ai désiré réagir. Je retiens un coté positif dans votre courrier : vous n'écrivez pas que je me suis trompé que mon analyse est fausse, mais vous dites qu'on ne rend pas service au patient en ne présentant que le coté mensonge de la médecine, soit. Je pense toutefois n'avoir pas fait que cela : je répète plusieurs fois que je refuse que les succès indéniables de la médecine servent de caution pour masquer une réalité moins avouable : certains traitements, et pas des plus marginaux, n'apportent rien ou peu au patient, en tous cas moins qu'ils le prétendent. Est-ce rendre service au patient que de l'écrire ? Je le crois, même si la radicalité de la démarche gêne. Dit autrement : rend t-on service au patient en lui cachant le fait que ses statines sont d'une efficacité fort modeste ? Chacun juge si, pour ne pas désespérer le quidam, il est mieux de l'infantiliser. Et en tire les conclusions. Meilleures salutations |
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