Le Petit Larousse 2004 définit la médecine comme "l’ensemble des connaissances scientifiques et des moyens mis en œuvre pour la prévention, la guérison ou le soulagement des maladies, blessures ou infirmités".
Par ailleurs, une science est une construction intellectuelle qui respecte toutes les étapes du dialogue expérimental :
- recueil des données,
- élaboration d'un hypothèse,
- respect des protocoles expérimentaux,
- respect des résultats et de leurs implications.
Est scientifique, celui qui accepte que sa théorie soit fausse si les résultats expérimenaux sont négatifs. Ceci peut sembler une évidence, mais ne l’est pas lorsque l’on se penche sur certaines théories et pratiques médicales.
Dans ce chapitre nous examinons les bases théoriques de la médecine qui fondent une partie de sa pratique. Elles sont particulièrement larges, s’étendant de l’infiniment petit de la biologie moléculaire au plus que visible de l’étude des populations. A chacun de ces domaines correspondent des méthodes et des outils différents.
- Jenner et Pasteur
- La physiologie, la pharmacologie
- L'épidémiologie
- La médecine et la science
1 - Jenner et Pasteur
Deux exemples emblématiques de l'utilisation de la méthode expérimentale où, en rassemblant les faits, en concevant puis testant leurs hypothèses ces deux chercheurs (le second n'étant pas médecin) mettent au point les vaccins contre la variole et la rage.
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2 - La physiologie, la pharmacologie
Symbolisée en France par Claude Bernard, l'explication physiologique présente une autre image de la maladie : celle-ci est décrite comme étant la conséquence de la perturbation des mécanismes régulateurs qui maintiennent l'organisme en état d'équilibre, de santé.
- La pharmacologie étudie, quant à elle, le devenir des médicaments dans le corps humain :
- leur métabolisme (manière dont ils sont absorbés, utilisés puis éliminés),
- leur action sur les différents organes,
- leur efficacité à l’encontre des maladies qu’ils sont supposés soigner,
- leur toxicité c’est-à-dire les effets secondaires qu’ils provoquent.
Pour les deux premiers champs elle utilise les mêmes outils que la biologie. Par contre, lorsqu'elle cherche à mesure l'effet des médicaments (les positifs et les négatifs) elle est confrontée à des obstacles qui lui imposent d'autres méthodes : l'effet placebo/nocebo, la subjectivité des expérimentateurs, la variabilité de la maladie et des populations obligent à recourir à des outils que je développe dans le texte. Mais, au final, on ne peut pas juger un médicament en se référant à ce que chacun observe sur lui-même, cette appréciation doit se faire en comparant des groupes de sujets.
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3 - L'épidémiologie
Elle a pour objet l’état de santé, et de maladie, des populations. On peut la diviser en deux grands domaines : l’épidémiologie descriptive qui recense les maladies et l’épidémiologie analytique qui formule des hypothèses sur les causes des maladies, sur leurs facteurs de risque. Elle un élément nécessaire pour la compréhension, la surveillance et l'amélioration de la santé, que ce soit au niveau de l'individu ou pour le groupe. Malheureusement, en France, elle est négligée et le pilotage de la Santé se fait "à l'aveugle".
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4 - La médecine et la science, en conclusion
La médecine possède des bases scientifiques dont elle doit suivre les règles, de cette manière seulement on saura que ce qu’elle affirme n’est pas le fruit de l’erreur ou de la manipulation. Elle devrait aussi présenter ses résultats de manière honnête, se soumettre à des contrôles et respecter les décisions qui en découlent. Ce n’est pas toujours le cas.
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