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QUELQUES MENSONGES DE LA MEDECINE ©
de Pascal GILBERT

Toute possibilité de comprendre s'enracine dans la capacité de dire non. ( S. Sontag )

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RESUME DU TEXTE DU LIVRE

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Si prévenir les maladies est l'un des objectifs constant et ancien de la médecine, vouloir les dépister est plus récent.
Le dépistage cherche à faire le diagnostic d'une maladie à un stade précoce, avant même qu'elle donne des signes cliniques. La justification repose sur l'évidence apparente que plus le traitement d'une maladie est précoce meilleure en est l'évolution, mais, en fait, cela n'a rien de certain...
D'une manière générale, on ne doit en effet chercher à dépister que les maladies qui ont un traitement. C'est une évidence mais elle est souvent ignorée.
De plus, il faut mesurer les résultats de toute action de dépistage, dans le cas contraire, on risque de faire n'importe quoi.

  1. Généralités sur les tests de dépistage
  2. Dépister le cancer de la prostate ?
  3. Le dépistage du cancer du sein
  4. Un délire
  5. Les examens de Santé
  6. Conclusion

 

1- Généralités sur les tests de dépistage

Un test de dépistage doit avoir une bonne fiabilité, et présenter de bonnes "valeurs prédictives". La valeur prédictive positive est le risque d’être malade en cas de positivité du test, la valeur prédictive négative est la chance de ne pas l’être en cas de négativité du test. Le paramètre qui agit le plus sur ces valeurs prédictives est la fréquence de la maladie dans la population où le test est pratiqué.

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2 - Dépister le cancer de la prostate ?

A ce jour, il n'est pas démontré qu'il y ait un quelconque intérêt à chercher à mettre en évidence le cancer de la prostate chez l'homme avant qu'il ait donné des signes cliniques. Ce que l'on sait irait plutot contre : la survie des malades n'est pas allongée chez les sujets que l'on traite avant qu'ils aient des symptômes. Par contre tous les traitements diminuent le confort et la qualité de vie des malades. Cela n'empêche pas l'Association Française d'Urologie de le recommander.

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3 - Le dépistage du cancer du sein

En France, l'absence d'études épidémiologiques fait qu'il a été initié sans que l'on puisse mesurer son intérêt, et généralisé de même. Il faut donc se tourner vers les résultats d'études faites à l'étranger pour se faire une opinion quant à son efficacité. Celle-ci est modeste, que l'on juge : "Dans une hypothèse optimiste il faudrait inviter entre environ 700 et 2500 femmes pour éviter un décès par cancer du sein au bout de 14 ans".

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4 - Un dangereux délire

Certains préconisent de dépister la maladie d'Alzheimer que l'on sait pas traiter...

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5 - Les examens de Santé

Faussement gratuits ils sont l'exemple de ce qu'il faut pas faire en matière de santé publique : ils n'apportent rien au patient, et sont coûteux pour la société

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6 - Conclusion

Tous ces dépistage inutiles ont un effet négatif à plusieurs niveaux :

  • ils gaspillent une ressource qui se raréfie,
  • ils n'apportent rien ou peu au patient,
  • ils aliènent l'individu en déqualifiant son propre regard sur sa propre santé
  • ils participent à la pérennisation de la culture de la peur.

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Chapitres Les dépistages
  Introduction  
  Les déterminants de la santé  
  La médecine est-elle une science ?  
  Les dépistages  
  La formation médicale initiale et continue  
  Les sources de l'information  
  Les consensus, les recommandations, une vérité médicale ?  
  Le diabète non insulino dépendant  
  Le cholesterol  
  Autres sujets à aborder  
  L'information biaisée  
  La santé  
  Conclusion