Au début sont les études et l'enseignement de nos Maîtres. Ce dernier est totalement inadapté à la profession de médecin généraliste que nous sommes appelés à exercer, ensuite vient l'expérience qui vient, partiellement, pallier les lacunes.
La formation initiale du médecin est caractérisée par l'acceptation passive d’une masse considérable et indifférenciée de connaissances, présentées la plupart du temps sans hiérarchie aucune. Le sens critique est inutile s’il n’est pas nuisible. La soumission à l’Autorité y est totale, et cette habitude à la passivité se retrouve plus tard, influençant la pratique quotidienne.
La formation théorique est confiée pratiquement en totalité aux hospitalo-universitaires dont, ni les connaissances, ni l'expérience, ni les modes opératoires sont directement utilisables en médecine générale.
J'ai regardé des cours sur l'hématurie (saignement urinaire) encore actuellement dispensés, et mon analyse montre bien le galimatias que le futur médecin est forcé d'ingurgiter.
En second lieu, nous voyons les repères auxquels le médecin peut se référer pour recréer, réorganiser ses connaissances au long de sa vie professionnelle. Ceux-ci sont de deux ordres : les repères subjectifs que lui donne son expérience immédiate et les repères factuels donnés par la formation continue : formation conventionnelle continue, groupe de pairs et groupes Balint, presse médicale.
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