item2
logo

QUELQUES MENSONGES DE LA MEDECINE ©
de Pascal GILBERT

Toute possibilité de comprendre s'enracine dans la capacité de dire non. ( S. Sontag )

item3
item3

Résumé du
livre

item3

Acheter le
livre

item3

Qui suis-je
M'écrire

item3
item3

Accueil

item3 item3

Téléchargements

item3 item3

Liens

item3

Le Blog

item3
item3
item3
item3 item3
item3
item6

RESUME DU TEXTE DU LIVRE

item1

 

  1. La nécessité ressentie de l'action
  2. L'aveuglement par la foi
  3. Le conformisme, la pression ou l'intoxication par le milieu
  4. L'indifférence
  5. L'incompétence ou l'ignorance
  6. L'intérêt
  7. La corruption
  8. La désinformation n'est pas neutre
  9. Assurer un contrôle de l'information

 

On peut citer J. Bernard :

"J’ai eu deux fois, à cette époque, la responsabilité, à l’hôpital Claude Bernard, du pavillon réservé aux malades atteints d’érésipèle. En 1933 comme interne, tous les malades mourraient. En 1937 comme chef de clinique, tous les malades guérissaient grâce à la découverte toute récente du premier sulfamide actif, le prontosil ou rubiazol"

Devant une situation de tout ou rien la connaissance est limpide, l’action qui en découle est évidente, mais, en médecine les faits sont rarement si simples, si purs. L'appréciation, par le praticien, de ce qu'il fait est déformée, essentiellement, par deux ordres de faits :

  • les conséquences de son action, ou de son inaction, sont différées, diluées par de nombreux paramètres. Le plus souvent, il lui est impossible d'évaluer ce qu'il fait de manière objective,
  • pour les maladies chroniques, l'évolution spontanée de la maladie peut n'être que peu modifiée par les thérapeutiques, si bien que toutes semblent se valoir.

Ii lui faut donc se reposer sur l'information qui lui est donnée. Malheureusement, on a vu que celle-ci pouvait être biaisée, aussi bien la formation initiale que la formation continue.

Dans les exemples que j'ai vus (coxibs, cholestérol, diabète non insulino dépendant, hypertension artérielle, cancer de la prostate...), on constate que l'information médicale délivre un message qui, globalement, prône plus de médecine que ce soit pour le dépistage ou la thérapeutique. Il convient maintenant de rechercher les mécanismes, les raisons qui sont derrière ce toujours plus. J'en ai trouvé quelques-uns.

 

1 - La nécessité ressentie de l'action

Il faut bien faire quelque chose devant la maladie.
Au nom de ce principe, on valide par l'action des thérapeutiques qui sont peu efficaces ou mal évaluées. Cette attitude, que l'on pourrait penser être justifiée, présente deux inconvénients :

  • tout d'abord, elle court le risque d'être manipulée, orchestrée par les structures et les personnes qui en tirent un profit ou de l'influence ;
  • ensuite, dans un monde au ressources limitées, privilégier une approche médicale du problème se fait au détriment de solutions d'un autre ordre mais qui seraient plus efficaces. Pour un patient atteint de sclérose en plaques, handicapé dans son quotidien, que vaut-il mieux ? Une injection de Copaxone®, "médicament" dont l'utilité est quasiment nulle mais le prix exorbitant (environ 1000 euros par mois) ou lui fournir autant d'heures d’aide familiale que cette somme permet ?

haut de la page

2 - L'aveuglement par la foi

Il conduit à adhérer à une opinion sans la questionner et/ou malgré que la raison ait montré qu’elle était erronée. Les résultats de la méthode expérimentale sont rejetés et le maintien de la cohérence du discours se fait alors par intégration/négation de l’expérience dans une croyance qui la transcende. Il me semble que l'on rencontre plus cette attitude dans les praticiens des médecines dites parallèles mais la médecine classique n'en est pas exempte.

haut de la page

3 - Le conformisme, la pression ou l'intoxication par le milieu

La pression du milieu est un facteur environnemental fort : n’est pas n’importe qui celui qui va monter les échelons vers le professorat et la chefferie. Hormis les êtres exceptionnels, la contestation ne sera pas le caractère dominant de ceux qui auront grimpé l’échelle.

Nous voyons, dans le texte, que l'enseignement de la conduite à tenir face à une hématurie, est fossilisé, si ce n’est dans son strict contenu, mais dans sa conception qui ne se rattache que peu à la réalité, se référant plus volontiers à un monde médical conçu idéalement comme une encyclopédie. Et l’encyclopédie ne doute jamais.

haut de la page

4 - L'indifférence

Je ne suis pas certain que les hospitaliers pensent qu’il existe une vraie médecine en dehors de l’hôpital, un peu sans doute dans les spécialités techniques mais pas du tout pour ce qui est de la médecine générale. Cette minimisation des problèmes qui existent hors les murs des CHU conduit à l'indifférence qui génère l'inertie décisionnelle.

haut de la page

5 - L'incompétence ou l'ignorance

Il existe des médecins incompétents ou ignorants, je ne saurais donner un chiffre car on ne vérifie pratiquement jamais ni leur savoir ni l’adéquation de ce dernier avec leur tâche. Ce qui n’est pas bon… Ceci est valable aussi bien pour la médecine de ville que pour les "grands professeurs" (l'analyse critique de leurs écrits n'est pas en faveur de les exempter de contrôles...)

haut de la page

6 - L'intérêt

Lorsque l'on vit grâce à une pratique, quelle qu'elle soit, il n'est pas facile de la remettre en question car on a l'impression de scier la branche sur laquelle on est assis, et cela concerne tous les corps de métier.

haut de la page

7 - La corruption

Les médecins sont des hommes, et comme tels, faillibles. Je ne jette pas de pierre, j'énonce une évidence.
En médecine la corruption peut avoir deux objectifs : acheter soit des prescriptions soit de l'influence.
Dans le premier cas le médecin accepte de prescrire préférentiellement une marque plutôt qu'une autre et reçoit en retour une rémunération forfaitaire où à la boite.
Dans le second le médecin truque les faits, les rapporte de manière mensongère, tendancieuse ou partielle afin de donner une image faussement positive d'un médicament, d’une méthode diagnostique pour en promouvoir les ventes.
Si tout médecin praticien est susceptible de faire de la vente de prescription, seules deux catégories peuvent être les acteurs de la deuxième manipulation : les médecins salariés des laboratoires pharmaceutiques et les leaders d'opinion.
Si l'honnêteté du médecin est posée de principe, comme celle de tout professionnel de tout autre corps de métier il n'est pas inutile que des textes explicitent les bornes que la société met aux pratiques déviantes. Nous les voyons, avec leurs limites.

haut de la page

8 - La désinformation n'est pas neutre

On a fait le constat que les approximations et les mensonges médicaux tendent tous à renforcer l'importance et le coût de la médecine. Cette augmentation des coûts fragilise la Sécurité Sociale. Risquant à terme de la demolir elle met en péril l'accès aux soins et la qualité de ceux-ci. Nous somme comptables de nos choix face à ceux qui nous suivent : les citoyens du papy-boom sont-ils conscients, et d’accord, pour que l’accès aux soins de leurs propres petits-enfants soient remis en cause du fait de l'utilisation actuelle de thérapeutiques dont on peut douter ?

haut de la page

 

9 - Assurer un contrôle de l'information

Elle doit se faire à plusieurs niveaux :

  • vérification de l'objectivité des vecteurs de l'information professionnelle ;
  • rétrocontrôle systématique de celle-ci ;
  • former les lecteurs, les médecins et les autres, à la lecture critique ;
  • appliquer les mêmes règles à l'information médicale grand-public.

L'implication des politiques est nécessaire.

haut de la page

Chapitres L'information biaisée
  Introduction  
  Les déterminants de la santé  
  La médecine est-elle une science ?  
  Les dépistages  
  La formation médicale initiale et continue  
  Les sources de l'information  
  Les consensus, les recommandations, une vérité médicale ?  
  Le diabète non insulino dépendant  
  Le cholesterol  
  Autres sujets à aborder  
  L'information biaisée  
  La santé  
  Conclusion