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QUELQUES MENSONGES DE LA MEDECINE © Toute possibilité de comprendre s'enracine dans la capacité de dire non. ( S. Sontag ) |
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RESUME DU TEXTE DU LIVRE |
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On peut citer J. Bernard : "J’ai eu deux fois, à cette époque, la responsabilité, à l’hôpital Claude Bernard, du pavillon réservé aux malades atteints d’érésipèle. En 1933 comme interne, tous les malades mourraient. En 1937 comme chef de clinique, tous les malades guérissaient grâce à la découverte toute récente du premier sulfamide actif, le prontosil ou rubiazol" Devant une situation de tout ou rien la connaissance est limpide, l’action qui en découle est évidente, mais, en médecine les faits sont rarement si simples, si purs. L'appréciation, par le praticien, de ce qu'il fait est déformée, essentiellement, par deux ordres de faits :
Ii lui faut donc se reposer sur l'information qui lui est donnée. Malheureusement, on a vu que celle-ci pouvait être biaisée, aussi bien la formation initiale que la formation continue. Dans les exemples que j'ai vus (coxibs, cholestérol, diabète non insulino dépendant, hypertension artérielle, cancer de la prostate...), on constate que l'information médicale délivre un message qui, globalement, prône plus de médecine que ce soit pour le dépistage ou la thérapeutique. Il convient maintenant de rechercher les mécanismes, les raisons qui sont derrière ce toujours plus. J'en ai trouvé quelques-uns.
1 - La nécessité ressentie de l'action Il faut bien faire quelque chose devant la maladie.
Il conduit à adhérer à une opinion sans la questionner et/ou malgré que la raison ait montré qu’elle était erronée. Les résultats de la méthode expérimentale sont rejetés et le maintien de la cohérence du discours se fait alors par intégration/négation de l’expérience dans une croyance qui la transcende. Il me semble que l'on rencontre plus cette attitude dans les praticiens des médecines dites parallèles mais la médecine classique n'en est pas exempte. 3 - Le conformisme, la pression ou l'intoxication par le milieu La pression du milieu est un facteur environnemental fort : n’est pas n’importe qui celui qui va monter les échelons vers le professorat et la chefferie. Hormis les êtres exceptionnels, la contestation ne sera pas le caractère dominant de ceux qui auront grimpé l’échelle. Nous voyons, dans le texte, que l'enseignement de la conduite à tenir face à une hématurie, est fossilisé, si ce n’est dans son strict contenu, mais dans sa conception qui ne se rattache que peu à la réalité, se référant plus volontiers à un monde médical conçu idéalement comme une encyclopédie. Et l’encyclopédie ne doute jamais. Je ne suis pas certain que les hospitaliers pensent qu’il existe une vraie médecine en dehors de l’hôpital, un peu sans doute dans les spécialités techniques mais pas du tout pour ce qui est de la médecine générale. Cette minimisation des problèmes qui existent hors les murs des CHU conduit à l'indifférence qui génère l'inertie décisionnelle. 5 - L'incompétence ou l'ignorance Il existe des médecins incompétents ou ignorants, je ne saurais donner un chiffre car on ne vérifie pratiquement jamais ni leur savoir ni l’adéquation de ce dernier avec leur tâche. Ce qui n’est pas bon… Ceci est valable aussi bien pour la médecine de ville que pour les "grands professeurs" (l'analyse critique de leurs écrits n'est pas en faveur de les exempter de contrôles...) Lorsque l'on vit grâce à une pratique, quelle qu'elle soit, il n'est pas facile de la remettre en question car on a l'impression de scier la branche sur laquelle on est assis, et cela concerne tous les corps de métier. Les médecins sont des hommes, et comme tels, faillibles. Je ne jette pas de pierre, j'énonce une évidence. 8 - La désinformation n'est pas neutre On a fait le constat que les approximations et les mensonges médicaux tendent tous à renforcer l'importance et le coût de la médecine. Cette augmentation des coûts fragilise la Sécurité Sociale. Risquant à terme de la demolir elle met en péril l'accès aux soins et la qualité de ceux-ci. Nous somme comptables de nos choix face à ceux qui nous suivent : les citoyens du papy-boom sont-ils conscients, et d’accord, pour que l’accès aux soins de leurs propres petits-enfants soient remis en cause du fait de l'utilisation actuelle de thérapeutiques dont on peut douter ?
9 - Assurer un contrôle de l'information Elle doit se faire à plusieurs niveaux :
L'implication des politiques est nécessaire. |
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L'information biaisée |