item2
logo

QUELQUES MENSONGES DE LA MEDECINE ©
de Pascal GILBERT

Toute possibilité de comprendre s'enracine dans la capacité de dire non. ( S. Sontag )

item3
item3

Résumé du
livre

item3

Acheter le
livre

item3

Qui suis-je
M'écrire

item3
item3

Accueil

item3 item3

Téléchargements

item3 item3

Liens

item3

Le Blog

item3
item3
item3
item3 item3
item3
item6

RESUME DU TEXTE DU LIVRE

item1

 

 

Il en existe un certain nombre mais, paraphrasant Benjamin Constant, je dirai que …ce travail exigerait des développements que ne permettent pas les bornes d’un ouvrage que je présente à la lecture par un espoir, peut-être mal fondé, d’utilité.

Par ailleurs si l’exercice de lecture critique est intéressant il devient un peu pesant lorsqu’on le pratique à hautes doses. Enfin, je me suis fait déjà suffisamment d’amis pour en laisser aux autres. Je veux juste évoquer ici deux sujets dont le coût actuel, ou à venir, est ou sera plus que notable : il s’agit des traitement de la maladie d’Alzheimer et de ceux de l’hypertension. Je parlerai aussi de la sclérose en plaque, maladie rare et grave.

  1. La maladie d'Alzheimer
  2. L'hypertension artérielle
  3. La sclérose en plaque
  4. Conclusion

 

1 - La maladie d'Alzheimer

Les épidémiologistes nous prédisent une augmentation du nombre de malades dans les décennies à venir. Notre récent ministre, Ph. Douste-Blazy, compare ce phénomène à un raz de marée qui pourrait engloutir notre système de santé. Soit, mais avant ce jour funeste la maladie d’Alzheimer (MA) est un fabuleux marché pour les vendeurs de thérapies.

Le traitement actuel de la MA repose sur les inhibiteurs de la cholinestérase qui ralentissent l’évolution de la maladie. Leur coût est notable : de l’ordre de 100 euros par mois, leur efficacité modeste est limitée dans le temps et tous les patients ne répondent pas au traitement. Ce qui implique de se poser quelques questions :

  • Quelle est la pertinence des outils de mesure de l’efficacité thérapeutique ?
  • Les prescriptions sont-elles toujours justifiées ?
  • Combien de temps les sujets répondeurs sont-ils améliorés?
  • Quand (peut-on) doit-on arrêter le traitement ?

S’il est évident que la maladie d’Alzheimer est une souffrance pour le patient et son entourage, pour les laboratoires pharmaceutiques elle est, au premier chef, un marché qu’il faut exploiter. Ce que nous avons vu à propos du cholestérol, du diabète, des coxibs… doit nous faire examiner les faits, initialiser les recherches qui permettront à nos choix d’être moins manipulés.

haut de la page

 

2 - L'hypertension artérielle

En 1999, lors d'une conférence sponsorisée par des laboratoires commercialisant des antihypertenseurs, l'OMS, sur des arguments spécieux, abaisse les chiffres définissant l'hypertension artérielle et fixe des seuils d'intervention à 14/9...

En 2004 l'hebdomadaire Newsweek se fait le relais de l’American Heart Association en publiant : "La pression artérielle de santé est inférieure à 12/8, des chiffres plus élevés peuvent vous mettre en danger" !!!

Au total, il règne un parfum d'interventionnisme exacerbé et les questions à poser sont les suivantes :

Est-il montré que viser 14/9 se traduit par une baisse statistiquement significative de la mortalité et/ou de la morbidité si l'on compare avec les 16/9 que l'on cherchait à obtenir avant ?

La molécule dernière-née à près d’un euro le comprimé fait-elle mieux que l’antique diurétique à cinq centimes ?

Mes réponses, rapidement : non à la première, pas vraiment à la seconde...

haut de la page

 

3 - La sclérose en plaques

Les traitements de cette maladie chronique, désespérante, sont représentés par les interférons et le glatiramère qui sont d'une efficacité très limitée. Par contre leur coût est plus que notable : de l'ordre de mille euros par mois. Ceci pose la question de l’utilisation des ressources financières : les environ mille euros dépensés mensuellement pour un bénéfice clinique variant de modeste à quasiment nul ne seraient-ils pas mieux utilisés d’une autre manière ? J’ai le souvenir d’une de mes patientes atteintes de la maladie qui bénéficiait bien de l'interféron mais n’avait pas suffisamment d’argent pour payer le nombre d’heures d’aide familiale qui auraient été nécessaires à elle et sa famille...

haut de la page

 

4 - Conclusion

C’est tout pour aujourd’hui, mais ce n’est pas que tout soit dit…

Le charlatanisme n’est pas mort, ni l’apanage des pratiques marginales aux prétentions holistiques. Le charlatanisme moderne n’est pas un médecin qui vole un billet de cent, le charlatanisme moderne est celui des firmes pharmaceutiques qui, grâce aux prescriptions des médecins abusés ou complices, vendent leurs molécules mensongèrement présentées, mises sur le marché avec l’assentiment de l’Etat.

haut de la page

Chapitres Autres sujets à aborder
  Introduction  
  Les déterminants de la santé  
  La médecine est-elle une science ?  
  Les dépistages  
  La formation médicale initiale et continue  
  Les sources de l'information  
  Les consensus, les recommandations, une vérité médicale ?  
  Le diabète non insulino dépendant  
  Le cholesterol  
  Autres sujets à aborder  
  L'information biaisée  
  La santé  
  Conclusion